Formation loi Alur : qui est concerné ? Règles et cas pratiques

En 2024, le non-respect de l’obligation de formation continue peut entraîner l’invalidation de la carte professionnelle pour les agents immobiliers. Même les dirigeants d’agences ayant une longue expérience ne sont pas exemptés, contrairement à une croyance répandue. Les collaborateurs habilités à négocier, sans titre officiel, doivent eux aussi justifier d’un quota d’heures de formation tous les trois ans.

Les organismes agréés contrôlent régulièrement la conformité des attestations. Tout manquement expose à des sanctions administratives immédiates, y compris lors d’un simple renouvellement de carte.

La loi Alur en clair : pourquoi tout le monde en parle dans l’immobilier

Impossible d’ignorer la loi Alur : depuis son adoption, le secteur immobilier a pris un virage serré. Cette loi, pensée pour remettre de l’ordre et poser des balises claires sur un marché immobilier en mouvement, fixe des obligations nettes pour tous les professionnels de l’immobilier. Fini l’improvisation. Désormais, chaque personne exerçant une activité liée à la carte professionnelle, que ce soit la transaction, la gestion locative ou le syndic de copropriété, doit prouver, tous les trois ans, qu’elle s’est formée selon les règles de la formation loi Alur.

Ce passage obligé fait office de filtre. Impossible de renouveler la carte professionnelle sans avoir cumulé les formations requises. Les modules s’adaptent : actualisation des lois, déontologie, nouveaux usages digitaux, rien n’est laissé de côté. Les organismes de contrôle servent de garde-fous, vérifiant régulièrement la conformité de chaque attestation.

L’ambition affichée est limpide : sécuriser les pratiques, protéger les clients, responsabiliser chaque acteur du secteur. Les petites agences sont aussi concernées que les grandes enseignes, tout le monde joue à la même table. La professionnalisation s’impose, surveillée de près, et aucun écart n’est toléré.

Pour mieux comprendre ce que cela implique, voici les principaux points à retenir :

  • Obligations renforcées aussi bien pour les titulaires de la carte que pour les collaborateurs habilités
  • Vérification administrative systématique lors de chaque renouvellement de carte professionnelle
  • Actualisation constante face aux évolutions du marché et aux nouvelles lois

Professionnels concernés : qui doit vraiment suivre la formation loi Alur ?

À chaque renouvellement de carte professionnelle, la même question revient sur la table : qui est concerné par la formation loi Alur ? La réponse ne laisse pas de place au doute. Le dispositif n’oublie personne : agents immobiliers, directeurs d’agence, collaborateurs habilités à négocier ou à signer au nom du titulaire de la carte professionnelle, tous entrent dans le champ d’application. La loi Alur professionnels immobilier s’applique sans distinction à la transaction, la gestion locative ou la copropriété.

Lors du renouvellement de la carte professionnelle, l’absence d’attestation de formation bloque immédiatement la procédure. Même vigilance pour les collaborateurs, essentiels dans le suivi client : chaque personne réalisant des actes liés à la transaction immobilière ou à l’administration de biens doit être en règle.

Le champ d’application est large, voici qui est explicitement visé :

  • Titulaire de la carte professionnelle délivrée à la préfecture
  • Salarié ou agent commercial ayant le droit de négocier, d’intervenir ou de s’engager
  • Responsable de la gestion locative ou du syndic de copropriété

L’objectif affiché : garantir la compétence, éviter les dérapages, et restaurer la confiance dans un secteur parfois ébranlé par des pratiques douteuses. Cette obligation, loin d’être un simple passage administratif, impose une nouvelle discipline et organise le métier autour d’un socle de règles partagées.

Obligations, durée, thèmes abordés : ce que la formation loi Alur change au quotidien

La formation continue n’est plus une option pour les pros de l’immobilier. La formation loi Alur impose 14 heures annuelles, soit 42 heures sur trois ans, pour garder sa carte professionnelle valide. Peu importe que vous soyez spécialiste de la transaction immobilière, de la gestion locative ou du syndic de copropriété : tout le monde est logé à la même enseigne.

Le contenu des modules dépasse largement la simple veille juridique. Les thèmes abordés collent au terrain : réglementation, déontologie, fiscalité, actualités sur le bail d’habitation, évolutions des baux commerciaux, lutte contre le blanchiment, pratiques numériques et RGPD. Que la formation soit suivie en présentiel ou via Alur Learning en ligne, l’approche reste concrète et adaptée aux réalités du métier.

Voici les thématiques phares que couvrent ces formations :

  • Maîtrise approfondie des règles en gestion locative
  • Mise à jour des pratiques liées à la vente immobilière
  • Décryptage des nouveautés en fiscalité immobilière
  • Respect strict de la déontologie et des obligations anti-blanchiment

L’exigence de formation certifiante influe sur l’organisation quotidienne : il faut prévoir du temps, revoir les priorités, rester à l’affût des évolutions. Les agences s’adaptent, choisissent leur pack formation loi selon leur spécialité et leur rythme. Impossible de faire l’impasse : la sanction tombe vite en cas de manquement. Être à jour devient un réflexe professionnel, et la vigilance s’installe durablement dans les pratiques.

Agent immobilier montrant un appartement à un couple

Cas concrets et conseils pour bien choisir sa formation (et éviter les pièges)

Décrypter l’offre, anticiper les pièges

Le paysage de la formation loi Alur s’est densifié à vitesse grand V. Aujourd’hui, une agence dédiée à la gestion locative va s’orienter sur des modules très spécifiques : réalisation d’états des lieux, gestion des évolutions du bail d’habitation, sécurisation des dépôts de garantie. Ce dynamisme cache aussi des pièges. Le principal : choisir une formation non reconnue par les autorités ou déconnectée de la réalité du terrain.

Pour naviguer entre les offres et faire un choix pertinent, voici les points à vérifier :

  • Confirmer l’agrément de l’organisme (numéro Datadock ou Qualiopi indispensable)
  • Opter pour des modules intégrant un QCM final et délivrant une attestation officielle, utiles lors d’un éventuel contrôle
  • Évaluer la qualité de l’accompagnement : hotline pédagogique, supports réels, cas pratiques adaptés

Côté financement, l’OPCO ou le CPF restent des alliés de taille, à condition d’avoir un dossier solide et complet. Certains packs ‘loi Alur ligne’ promettent efficacité et simplicité, mais oublient parfois la profondeur. Un conseil : consultez les retours d’expérience de vos pairs. Par exemple, un gestionnaire en copropriété confronté à la VEFA (vente en l’état futur d’achèvement) privilégiera un module qui combine réglementation et cas concrets sur l’état futur d’achèvement, afin d’apporter des réponses précises à ses clients.

Une formation bien choisie, c’est un professionnel qui avance sereinement, carte en poche et compétences à jour. À chaque étape, la loi rappelle que la responsabilité n’est pas un mot creux. Elle s’incarne, concrètement, dans le choix de la formation. La suite ? Un secteur mieux armé, où chaque acteur connaît ses devoirs et peut regarder son client dans les yeux.

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